La méditation pour réduire l’hypertension

Une étude américaine récente démontre que les techniques de relaxation telles que la méditation peuvent réduire de manière efficace la pression artérielle chez les patients souffrant d’hypertension.

Ces nouveaux travaux réalisés par des chercheurs du Massachusetts General Hospital à Boston ont réussi à mettre en évidence le mécanisme à partir duquel les techniques psychique et corporelles, comme la méditation ou la relaxation, pouvaient réduire l’hypertension en modifiant ainsi l’expression des gènes.

L’étude a suivi 58 patients qui avait « une pression systolique entre 140 et 160 millimètres de mercure (mmHg) et une pression diastolique de 90 à 105 mmHg et qui ne prenaient aucun traitement pour l’hypertension ».

Ces niveaux pré-indiqués sont considérés comme le premier niveau de l’hypertension, selon les normes en vigueur en 2017 et qui fixent le premier stade de l’hypertension à 13/80.

Pendant près de 2 mois, les participants ont suivi un entrainement intensif incluant des exercices de respiration, de relaxation (body scan), de yoga et la pratique de la « mindfulness » appelée aussi méditation de pleine conscience tout en prenant du recul avec les pensés parasites. En plus des 8 séances hebdomadaires,  ils se sont également entraînés avec un enregistrement audio chaque jour, technique très utilisée en hypnose.

A l’issue de l’expérience, plus de la moitié des 24 participants qui ont été jusqu’au bout du programme ont vu leur tension artérielle chuter au-dessous du seuil 14/9, rapporte l’étude.

« Normalement, l’hypertension est traitée avec des médicaments mais tous les patients ne répondent pas au traitement et beaucoup éprouvent des effets secondaires », explique le Dr Randall Zusman, directeur de l’étude. Pour ces individus, les stratégies alternatives sont une chance inouïe ».

Les chercheurs ont ensuite constaté que les patients dont leur tension artérielle avait diminué grâce aux techniques de méditation présentaient une modification de l’expression de 1.771 gènes spécifiques qui n’ont pas été observés chez d’autres sujets.

Les gènes corrélés à la réduction de la tension étaient liés au métabolisme, à l’immunité, au développement du système cardio-vasculaire, au rythme circadien (alternance veille-sommeil) ainsi qu’au métabolisme du glucose, a démontré cette étude très intéressante et pleine d’espoir pour toutes les personnes souffrant de ce mal.

Le moindre doute ? Faites un suivi régulier de votre santé à l’aide d’un tensiometre de bras.

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